BIO OU PAS ? une question 2 réponses possibles, nous choisissons la 3 éme .charte de la ferme des authieux

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L’AGRICULTURE DURABLE

L’agriculture durable se définit comme une agriculture viable, socialement équitable, et écologiquement saine.
 
Cette définition est tout simplement résumée dans les textes des statuts du fermage par  ces mots  » le fermier doit cultiver les terres en Bon Père de Famille »
 
Nos techniques de production sont continuellement en évolution, afin de progresser simultanément dans ces 3 voies ; équilibre économique, implication sociale au sens large, et impact environnemental.

LA  QUESTION  DE NOS CLIENTS

Certaines de vos cultures ne sont pas traitées, d’autres le sont très peu, vos techniques agricoles, fertilisation, assolement, choix variétaux, intégration des méthodes de production dans l’environnement sont dans la logique d’une agriculture biologique,

alors pourquoi vous ne produisez pas tout en BIO ?
LA  REPONSE  DE L’AGRICULTEUR
Si l’on revient à la définition de l’agriculture durable, qui est l’orientation retenue pour conduire la ferme, sans contestation le type
d’agriculture le plus durable par rapport à l’impact environnemental , est  l’agriculture biologique. Mais malheureusement elle ne l’est pas sur les plans économique et social (ou pas encore pour les plus optimistes).
S’il est légitime de penser qu’un aliment bio est plus « sain » sur le plan des résidus phytosanitaires, étant donné que l’on ne retrouvera pas
de molécule de synthèse dans le produit bio, alors dans ce cas l’aliment bio doit être accessible financièrement à tous.
Les véritables progrès n’ont de valeur que s’ils sont partagés par le plus grand nombre.
Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui . L’agriculture BIO occupe en 2015 seulement 4 % des terres cultivées Françaises.
Un autre constat est à faire, sans vouloir polémiquer, il est à observer, qu’il y a différent type de BIO, les définitions d’accession à ce
label étant variable d’un pays à l’autre, notamment entre des pays voisins appartenant à l’Europe agricole. Les principales entorses à l’
authentification des produits BIO étant l’autorisation délivrée par les pouvoirs publics locaux d’utiliser des produits phytosanitaires de synthèse, quand exceptionnellement il n’y a plus d’autre alternative pour « sauver une récolte » .
Les dérogations  ( si elle restent exceptionnelles) sont un  sage compromis, et globalement servent à l’avancement de l’agriculture BIO.
D’autant plus que devant la faible disponibilité de matière organique, d’origine biologique en France, l’autorisation a été  donnée d’utiliser le fumier ayant pour origine des pailles de blé ou d’autres cultures issues de l’agriculture convontionnelle.
Il n’est pas possible d’être reconnu BIO si un délai de 3 ans sans utilisation de produits phytosanitaires d’origine chimique n’est pas respecté,  cela empêche de labeliser des parcours techniques liés à une cultures donnée, c’est la parcelle qui doit être BIO.
Les techniques BIO évoluent, certaines firmes phytosanitaires proposent des techniques de lutte alternatives organiques labélisées BIO
souvent plus chères mais qui gagnent progressivement en éfficacité.
L’informatique, la robotique apporteront des solutions pour réduire la pénébilité des travaux manuels, notamment en matière de
desherbage. Tout cela évolue progressivement. 
A la ferme des authieux,dès les années 1980, il nous est apparu comme une nécéssité de prendre des orientations moins dépendantes de la chimie. L’implantation des haies, qui a conduit à bocager plus de la moitié de la surface de la ferme en témoigne.
 
Beaucoup de techniques sont mises en place dans nos pratiques culturales, nous les détaillons dans notre charte, notamment sur les trois secteurs d’utilisation de produits phytosanitaires, afin que vous puissiez juger de notre niveau
d’évolution vers une agriculture sans résidu dans les aliments que nous mangeons, ou dans l’environnement qui nous entour, dans la maîtrise des coûts de production.

La logique de l’évolution de la ferme, compte-tenu de nos pratiques actuelles, est de ne plus utiliser progressivement de produits phytosanitaires de synthèse sur les cultures. C’est pourquoi, afin de faire valider nos pratiques, depuis 2017 nous avons entrepris de labéliser en A.B. 18% de la surface totale  de la ferme . Les cultures choisies sont celles ou la répercussion financière est la plus faible. 

De nouveaux investissements assez lourds en matériel de binage, et de pulvérisation ont été faits, ils bénéficieront également aux cultures conventionnelles.

C’est l’observation de la réponse de nos clients concernant l’augmentation des coûts de production et donc des prix de vente des produits labélisés BIO, qui donnera le rythme des conversions à venir.

La finalité de toutes nos productions étant la vente locale.

pissenlit

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