lutte écologique contre les pucerons cendrés des pommiers ferme cueillette des authieux

 

 

luttecologiquecontrelepuceroncendrfermedesauthieux.jpg

 

 

 

 

lemchandlegentilprotection.jpg

La lutte écologique consiste à favoriser les équilibres naturels ,au profit de la culture à protéger ,en l’occurrence le pommier. Augmenter les populations d’auxiliaires printaniers, réduire les invasions d’automne de pucerons cendrés . Afin de contenir les populations de  parasites en dessous de leur seuil de nuisibilité durant leur cycle sur le pommier.

ACQUIS  2010

SAISON   2011

SUIVI DES POPULATIONS DE PUCERONS .

Au 10 février 2011 :  Depuis le début du mois de février ,nous profitons des travaux de taille au verger pour prélever des échantillons  de bourgeons ,afin de dénombrer les oeufs de pucerons présents.Les échantillons  sont prélevés dans la partie basse des arbres.Les différentes zones du verger ont été contrôlées,et nous constatons que le niveau d’infestation est très faible.Les résultats de nos comptages sont compris entre 0.5% et 3 % de présence,et jamais plus de 2 oeufs ont été trouvés sur un bourgeon .Par comparaison l’année dernière le taux d’infestation était de 32 % .D’après le suivi des vols d’automne on observe que les vols d’automne 2010 sont inférieurs  de moitié à ceux de 2009, qui était une année plus forte que la moyenne.

Il est admis que les pulvérisations d’argile à l’automne réduisent les quantités d’oeufs d’environ 50 % . Certaines zones du verger ont bénéficié d’une pulvérisation d’argile d’autres de 2 pulvérisations,certaines n’ont pas été traitées à l’automne . Il n’y a pas de corrélation dans nos résultats, entre le niveau de présence d’oeufs de pucerons et le nombre de pulvérisations d’argile à l’automne. Ce ne sont pas les pulvérisations d’argile qui sont responsables d’un niveau aussi bas de contamination.

Dans tout le verger nous avons remarqué jusqu’à la fin de la récolte des pommes ,fin octobre ,la présence d’auxiliaires et notamment de chrysopes malgré les températures basses.

Des questions se posent? Les vols d’automne ont-ils été particulièrement faibles régionalement,la faible vigueur globale de notre verger a -t-elle réduit la colonisation à l’automne, les auxiliaires ont-ils consommé les pucerons durant la phase de développement automnale avant la ponte?

Dans notre recherche de protection écologique faut-il se réjouir d’un niveau de colonisation aussi faible ,ou s’inquiéter d’un manque de matière première pour alimenter et assurer le développement des syrphes en début de saison?  

Au 02 avril 2011 : En ce début avril ,il est très difficile de trouver des fondatrices de pucerons cendrés , de nombreuses coccinelles sont présentes au stade adulte ,mais les syrphes si nombreux l’année précedante sont peu nombreux.Compte tenu du niveau très faible des populations de pucerons cendrés sur l’ensemble du verger de la ferme ,aucune protection avant la floraison ne sera réalisée avant fleur contre le puceron.D’autant plus que les conditions « estivales » du printemps 2011 permettent aux populations d’auxiliaires de se mettre en place. 

Au 09 avril 2011 : Le verger entre en floraison les coccinelles sont de plus en plus nombreuses et les syrphes sont de retour…

                 dsc3544copie.jpg

                 syrphe sur fleur de pommier.

                 dsc3543copie.jpg

                 coccinelle sur pommier.

Au 16 avril 2011 : L’infestation de pucerons sur les pommiers Boskoop est estimée à un foyer tous les 2/3 arbres.Tout comme l’année dernière 50% des feuilles colonisées le sont par des pucerons verts ,et 50% par des cendrés.Dans chacun des foyers de pucerons cendrés la fondatrice est entourée de quelques jeunes.Sans vendre la peau de l’ours,il paraît très peu probable ,qu’une infestation aussi faible,avec une pression aussi forte d’auxiliaires puisse engendrer des dégâts.La préconisation PFI (production fruitière intégrée)qui consite à déclencher une intervention aphicide dès « présence » paraît pour le moins excessive.Notamment avec une infestation hivernale aussi faible .Le seuil d’intervention devrait être couplé aux relevés d’infestation de l’hiver , à la présence sur une longueur de rang donnée et à une estimation de la pression des auxiliaires.La PFI  sur ce sujet doit évoluer et s’affiner.

Au 20 septembre 2011 : Aujourd’hui à l’heure de la récolte, nous constatons que les dégâts sont faibles, sensiblement au même niveau que 2010, ce qui est un peu surprenant compte tenu du niveau extrèmement faible d’oeufs de pucerons pondus à l’automne.

dgtspuceronsfermedesauthieux2.jpg  dgtspuceronscendrsfermecueillettedesauthieux1.jpg  Ci joint  deux photos représentatives des dégâts 2011 sur Jonagored.

Un essai sur l’évolution des populations de pucerons cendrés, et leur contrôle par les auxiliaires a été mis en place par Mme Nathalie Corroyer ,chargée de mission agriculture biologique, à la chambre d’agriculture de Seine Maritime. Un compte rendu a été réalisé par Mlle Jeanne Poulet stagiaire à  la chambre d’agriculture de Normandie  dans son mémoire de fin d’étude. ( partie concernant l’essai :page 47 à 67 ). Je la remercie de partager son travail en me permettant de publier ce mémoire très détaillé . lutte écologique contre les pucerons cendrés des pommiers ferme cueillette des authieux  dans professionnel-bio pdf mmoire2erepartie.pdf J’ai rajouté quelques précisions sur la partie concernant l’essai pucerons cendrés. 

Un compte rendu sur le constat des effets indésirables de l’insecticide Suprême a été réalisé. C’est un simple relevé des insectes trouvés morts au sol,ou  « choqués » nous avons placé un voile blanc au sol pour faire nos relevés. Ce genre de relevé très simple à mettre en place n’est pas exhaustif sur les effets, mais il révèle les effets les plus visibles et violents de l’insecticide.Dans le cas du Suprême il est certain que cet insecticide n’est pas selectif. Pour les coccinelles c’est une hécatome. doc dans professionnel-bio insectessurp17aprsunsuprmed.doc

Conclusions des saisons 2010 / 2011

Il est difficile d’apporter des conclusions définitives sur la capacité pour les auxiliaires  » naturels » à contôler le puceron cendré. En tant que producteur je constate que les dégâts 2010 et 2011 sont très acceptables, et que la supression totale des aphicides est un gain dans notre démarche vers une agriculture durable. Mais quelques arbres isolés ou en extrémité de rang sont particulièrement touchés. Le puceron cendré est redoutable. En 2010 un essai sur 1 hectare a été fait  à proximité d’une haie. En 2011 c’est tout le verger de pommiers 10 hectares qui n’ont pas été traités. Aujourd’hui je ne sais pas si avec un fort niveau d’infestation il est raisonnable de se passer d’un aphicide. Et pour 2012 je suis bien embarassé pour prendre une décision. Par contre ne pas utiliser d’aphicide est bénéfique aux auxiliaires,et le problème des pucerons lanigères se régle sans intervention.Il y a quelques années nous avons vêcu le passage de la lutte chimique vers la lutte écologique pour le contrôle des acariens par les typhlodromes, l’équilibre s’est installé. Les acariens sont toujours là mais ils ne font plus de dégât, la régulation est naturelle. Alors pourquoi pas pour le puceron cendré ? Avec une petite nuance les typhlodromes ont pour habitat les pommiers, et les auxiliaires ont des habitats divers dont les pommiers, les implanter dans nos vergers est plus contraignant .

SAISON   2012

La saison 2012 permettra après 3 années d’expérimentation « en grandeur nature » de valider ou  pas, une lutte écologique contre les pucerons cendrès et lanigères.

Complément d’information sur la méthode de comptage retenue.

Le 7 septembre 2011 14:37, ferme des Authieux production a écrit :

 

Bonjour Jeanne,

Tes comptages sont faits aujourd’hui, mais tiens tu compte du fait que des pommes piquées par les pucerons sont très résistantes à la chute ( par rapport aux pommes saines) .Ce qui augmente bcp le nombre .

Je pense que le pourcentage réel économique est bcp plus faible .

Pour être + près de la réalité il faudrait pour les branches touchées par les dégâts ,estimer le nombre de fruits équivalents si la branche avait été indemne de pucerons et établir les pourcentages de perte par rapport à ce nombre de fruits estimés.

Compliqué …

De : jeanne poulet Date : 7 septembre 2011 15:23

bonjour, oui je suis d’accord, les comptages 1000 fruits ont plusieurs biais:

 

1) On a compté sur des branches basse et du milieu (protocole) ( 10 fruits par branche, 2 branches par arbre) et les dégâts sont restés  principalement sur les branches basses, ce qui montre que l’infestation n’ était trop forte car elle ne s’est pas trop répandue sur les branches plus hautes. 

 

Mais par rapport aux pertes que cela entraine à la récolte, je vois un biais important dans le protocole expérimental en général :  en dehors de toute piqure puceron,  les pommes sur les branches basses sont souvent moins colorées et plus petites, donc  moins récoltées de toute façon. Si une pomme  qui aurait été petite et non colorée est piquée, c’est moins important, non ? Voila ce qui peut expliquer des comptages plus élevés que ce que tu observes.

 

Par contre pour répondre à ta remarque pertinente ( on a eu la même :) , on a changé la façon  de compter pour réduire le biais  » accrochage supérieur des fruits piqués » . On comptait donc un seul fruit par bouquet même dans le cas de fruits piqués restés à 5 sur le bouquet.  Et  pour limiter le biais « quand on observe des dégats de pucerons, on les observe souvent sur les bouquets autour » on ne comptait que 10 fruits par branche et deux branches par arbres (différent d’autres protocoles avec des nombres de fruits plus important par branche et donc un comptage plus rapide).

 

Voila, 

 Il y a bien sur toujours quelques biais…mais ici on les a limité. Ce qui est important c’est que ces résultats pour l’expé te donnent une idée mais ne sont pas exactement les pertes de récolte.

 

Jeanne

Aucun commentaire.

Laisser un commentaire

info retour à l'emploi |
"THC":Tout les Hauts de Cagnes |
Un monde meilleur |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | petou
| La route est longue, mais l...
| essaifci